Tournée vers la Baltique, Helsinki, capitale de la Finlande, fascine par ses silhouettes architecturales aux courbes modernes, sa cuisine finnoise iodée et son design district. Où se trouvent les plus beaux monuments ? Suivez le guide.
Encerclée par la mer, Helsinki, aux faux airs de Riga, m'a charmée pour son architecture néoclassique au style Art Nouveau. A la croisée des influences russes et européennes, la capitale finlandaise détient un patrimoine historique fascinant souvent méconnu des français. Clin d’œil sur les trois lieux cultes qui méritent une longue visite.
La cathédrale luthérienne
Un dôme couleur émeraude, des dorures étincelantes, des sculptures imposantes, la Cathédrale Luthérienne d'Helsinki impressionne. Trônant sur la grande place du Sénat, dans le quartier de Kruununhaka, l'édifice s'admire à des kilomètres à la ronde. A l'image des églises orthodoxes, le décor intérieur, très sobre, surprend tandis que la beauté des orgues subjugue. Du parvis, la vue dominante sur le port d'Helsinki est enchanteresse. Un chef d’œuvre monumental !
La cathédrale luthérienne d'Helsinki, Unioninkatu 29, 00170 Helsinki, Finlande
La bibliothèque universitaire d'Helsinki
Nichée entre la maison de la musique, les Musée d'art contemporain et des beaux-arts, la bibliothèque universitaire d'Helsinki, au style moderne, a bien trouvé sa place. A l'intérieur, les salles bétonnées sont sublimées par des faisceaux de lumière naturelle, pénétrant furtivement par les ouvertures vitrées. Quel chic !
National library of Finland, Unioninkatu 36 · Tél. : +358 29 4123196
Kiasma. Le musée d'art contemporain d'Helsinki
Conçu par l'architecte américain Steven Holl, le musée d'art contemporain Kiasma surprend par ses lignes futuristes. Quatre étages d'exposition, 1 théâtre et une librairie d'art collecte la crème de l'art nordique contemporain. Un must !
Museum of Contemporary Art Kiasma, Mannerheiminaukio 2, FIN-00100 Helsinki, Finland - Tèl. : +358 (0)294 500 501
... et les autres monuments à découvrir
La forteresse de Suomenlinna - l'église Temppeliaukio - la chapelle du silence Kamppi - le Palais du Gouvernement - La Maison Sederholm - le musée des Beaux Arts - le monument Sibélius
Vol Paris/Helsinki dès 73€ sur Norvegian Airways (un peu moins de 3h) - Vols réguliers sur Air France, FinAir entre 200 et 400€ selon la saison ( correspondance possible avec Nice, Lyon, Grenoble, Marseille).
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A la une :
Photographe, cinéaste et artiste visuelle luso-angolaise, Mónica de Miranda transforme les paysages en archives vivantes. Entre photographie et art vidéo, elle remonte le fil des mémoires coloniales pour imaginer d’autres récits, d’autres appartenances, d’autres futurs. Chez elle, l’image ne se contente pas de montrer : elle fait remonter ce que l’Histoire a tenté d’effacer.
Entre figuration expressive, couleurs vibrantes et scènes intimes, l’artiste américain d’origine haïtienne Patrick Eugène compose une peinture où la mémoire diasporique rencontre l’héritage créole et l’histoire familiale. Ses figures, à la fois familières et énigmatiques, racontent une identité noire plurielle, loin des représentations figées. Ici, Haïti n’est pas un décor. C’est le point de départ d’un autre récit.
Et si le luxe avait d’autres géographies ? Directrice de média, architecte d’intérieur et créatrice martiniquaise de joaillerie, Moana Luu fait de l’héritage créole une signature contemporaine. De la Martinique à New York, elle impose sa vision d’un luxe qui puise sa force dans ses propres racines.
Chez Dach&Zephir, la Guadeloupe se tisse, se sculpte et devient objet. Pour Paris Design Week 2026, le duo présente Souvenances, une exposition qui célèbre dix ans de création entre mémoire créole, savoir-faire antillais et design contemporain. Une autre façon de regarder ce que l’on appelle le design français.
Paris déroulera son grand théâtre. Deux groupes, une industrie. Les mêmes front rows, les mêmes podiums démesurés, les mêmes looks disséqués sur TikTok avant d’être portés. À force de tout voir si vite, que reste-t-il à désirer ? La vraie question n’est peut-être plus de savoir quelle marque dominera la prochaine saison, mais ce que les nouvelles générations ont encore envie de porter et surtout, pourquoi.
Une génération afropéenne façonne déjà une part essentielle de la culture contemporaine européenne. Elle en produit les images, les sons, les codes, les récits. Pourtant, elle continue d’émerger dans un espace où le regard blanc ne se contente pas de voir : il cadre, il filtre, il décide encore de ce qui devient lisible, légitime et culturellement central.
Pas de label, pas de styliste, pas de front row. Pour une génération d’artistes indé, racisé·e·s et hors des radars de la mode institutionnelle, l’image n’est pas un privilège — c’est un terrain de réinvention. Sans costume imposé, iels construisent une présence visuelle autonome, politique et affûtée. Décryptage.
Harpiste, chanteuse et cheffe de chœur magnétique, Sophye Soliveau transforme la scène en rituel. Avec Intuition, elle tisse harpe et voix dans une transe groove où R’n’B, soul, jazz et gospel fusionnent. Un album viscéral, habité, et porté par une maîtrise vocale hors norme.
Simon Diebold compose des mondes sensoriels où l’étrange côtoie l’intime. Entre décors faits main, costumes, miroirs et tirages argentiques, il matérialise des émotions indicibles. Un travail à mi-chemin entre science-fiction intérieure et poésie visuelle.
Dans un monde saturé de concepts froids et de récits anxieux, certain·es artistes peignent pour respirer — et pour résister.
Sadamasa Motonaga, pionnier du geste libre et des formes fluides, souffle encore dans leurs couleurs désobéissantes. Entre jeu, joie et matière souple : une nouvelle esthétique émerge, douce mais radicale. Et si peindre comme lui, c’était déjà reconfigurer le monde ?
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