Junko Shimada
Mukzin
Paris déroulera son grand théâtre. Deux groupes, une industrie. Les mêmes front rows, les mêmes podiums démesurés, les mêmes looks disséqués sur TikTok avant d’être portés. À force de tout voir si vite, que reste-t-il à désirer ? La vraie question n’est peut-être plus de savoir quelle marque dominera la prochaine saison, mais ce que les nouvelles générations ont encore envie de porter et surtout, pourquoi.
Pas de label, pas de styliste, pas de front row. Pour une génération d’artistes indé, racisé·e·s et hors des radars de la mode institutionnelle, l’image n’est pas un privilège — c’est un terrain de réinvention. Sans costume imposé, iels construisent une présence visuelle autonome, politique et affûtée. Décryptage.
Jalan & Jibril. Deux frères. Une caméra. Une vision. L’image comme remède à l’exil intérieur. Ils redessinent les frontières entre photographie, cinéma et identité diasporique. Leur œuvre, à la fois intime et universelle, s’inscrit dans une quête perpétuelle de sens et de représentation.
Une nouvelle génération de rédacteurs en chef et de directeurs créatifs prend le pouvoir, insufflant à la mode une vision où l’image ne se contente plus de vendre du rêve, mais raconte une histoire, un héritage, une culture. Qui sont-ils ? Comment leur regard transforme-t-il notre manière de voir – et de penser – la mode ?
La Fashion Week hypnotise, mais qui orchestre vraiment la magie ? Dans l’ombre, une élite de coiffeurs créatifs façonne les looks qui obsèdent nos feeds. Ils font le show, mais restent invisibles. Coup de projecteur sur ces talents légendaires qui restent dans l’ombre.
Dans l’ombre des podiums et des caméras, une armée de maquilleurs façonne l’image des plus grandes maisons de mode. Chaque mannequin, chaque célébrité, chaque apparition – qui sont les véritables artisans de cette magie ? Décryptage.
En france, la mode célèbre enfin le cheveu texturé, mais l’audace manque. Où sont les coiffures sculpturales, les coupes brutes, la vision artistique ? Diversité ne rime pas avec uniformité.
La vague caribéenne déferle sur la mode internationale, portée par des créateurs qui réinventent le luxe avec leurs origines solaires. Diotima, Wales Bonner, C.R.E.O.L.E… Des noms qui bousculent les codes et redéfinissent le cool.
Ravie de dévoiler “Danseuses”, un projet signé Denis Boulze et Charlotte Huguet, où la danse et la mode fusionnent dans une exploration viscérale du corps en mouvement. Une chorégraphie sculpturale capturée dans l’épure du noir et blanc. Une esthétique brute, suspendue entre force et abandon, où chaque geste devient langage, chaque courbe, une sculpture éphémère.
A la Une :
Entre figuration expressive, couleurs vibrantes et scènes intimes, l’artiste américain d’origine haïtienne Patrick Eugène compose une peinture où la mémoire diasporique rencontre l’héritage créole et l’histoire familiale. Ses figures, à la fois familières et énigmatiques, racontent une identité noire plurielle, loin des représentations figées. Ici, Haïti n’est pas un décor. C’est le point de départ d’un autre récit.
Et si le luxe avait d’autres géographies ? Directrice de média, architecte d’intérieur et créatrice martiniquaise de joaillerie, Moana Luu fait de l’héritage créole une signature contemporaine. De la Martinique à New York, elle impose sa vision d’un luxe qui puise sa force dans ses propres racines.
Chez Dach&Zephir, la Guadeloupe se tisse, se sculpte et devient objet. Pour Paris Design Week 2026, le duo présente Souvenances, une exposition qui célèbre dix ans de création entre mémoire créole, savoir-faire antillais et design contemporain. Une autre façon de regarder ce que l’on appelle le design français.
Paris déroulera son grand théâtre. Deux groupes, une industrie. Les mêmes front rows, les mêmes podiums démesurés, les mêmes looks disséqués sur TikTok avant d’être portés. À force de tout voir si vite, que reste-t-il à désirer ? La vraie question n’est peut-être plus de savoir quelle marque dominera la prochaine saison, mais ce que les nouvelles générations ont encore envie de porter et surtout, pourquoi.
Une génération afropéenne façonne déjà une part essentielle de la culture contemporaine européenne. Elle en produit les images, les sons, les codes, les récits. Pourtant, elle continue d’émerger dans un espace où le regard blanc ne se contente pas de voir : il cadre, il filtre, il décide encore de ce qui devient lisible, légitime et culturellement central.
Pas de label, pas de styliste, pas de front row. Pour une génération d’artistes indé, racisé·e·s et hors des radars de la mode institutionnelle, l’image n’est pas un privilège — c’est un terrain de réinvention. Sans costume imposé, iels construisent une présence visuelle autonome, politique et affûtée. Décryptage.
Harpiste, chanteuse et cheffe de chœur magnétique, Sophye Soliveau transforme la scène en rituel. Avec Intuition, elle tisse harpe et voix dans une transe groove où R’n’B, soul, jazz et gospel fusionnent. Un album viscéral, habité, et porté par une maîtrise vocale hors norme.
Simon Diebold compose des mondes sensoriels où l’étrange côtoie l’intime. Entre décors faits main, costumes, miroirs et tirages argentiques, il matérialise des émotions indicibles. Un travail à mi-chemin entre science-fiction intérieure et poésie visuelle.
Dans un monde saturé de concepts froids et de récits anxieux, certain·es artistes peignent pour respirer — et pour résister.
Sadamasa Motonaga, pionnier du geste libre et des formes fluides, souffle encore dans leurs couleurs désobéissantes. Entre jeu, joie et matière souple : une nouvelle esthétique émerge, douce mais radicale. Et si peindre comme lui, c’était déjà reconfigurer le monde ?
Jalan & Jibril. Deux frères. Une caméra. Une vision. L’image comme remède à l’exil intérieur. Ils redessinent les frontières entre photographie, cinéma et identité diasporique. Leur œuvre, à la fois intime et universelle, s’inscrit dans une quête perpétuelle de sens et de représentation.
Et si le luxe avait d’autres géographies ? Directrice de média, architecte d’intérieur et créatrice martiniquaise de joaillerie, Moana Luu fait de l’héritage créole une signature contemporaine. De la Martinique à New York, elle impose sa vision d’un luxe qui puise sa force dans ses propres racines.