Nanushka : le minimalisme change de peau
À Budapest, Nanushka dessine une silhouette libre, entre minimalisme contemporain et sensualité décontractée. Sous l’objectif d’Hedvig Jenning, les lignes s’assouplissent, les matières dialoguent et le vêtement s’affranchit du superflu. Une campagne mode organique où l’épure devient attitude.
House of Holland, Guy Laroche, Osman : le choc des esthétiques
Trois shows, trois ambiances, trois visions de la mode qui m’ont marquée cette saison. Chez House of Holland, l’énergie urbaine et effrénée d’une femme toujours en mouvement. Osman célèbre une élégance architecturale, entre coupes précises et audace contemporaine. Guy Laroche, lui, revisite le chic parisien avec une modernité brute et assumée. Trois univers distincts, une même exaltation sur le podium.
Défilé Armani : l’Italie des années 80 réinventée
Giorgio Armani a laissé entrer la lumière cette saison, choisissant une galerie inondée de soleil au Petit Palais pour présenter sa collection Haute Couture Fall Privé. Dans ce cadre lumineux, les cristaux scintillaient sur des tops en maille légère, des vestes à épaulettes pagodes, et des jupes en tulle transparentes, créant un contraste parfait avec la lumière naturelle. Une relecture moderne et fraîche des années 80, où chaque pièce capturait l’éclat et l’élégance d'une époque réinventée.
Solace London — Sarah Blais et l’architecture du vêtement
Entre lignes architecturales et silhouettes sculpturales, Sarah Blais explore la tension entre le vêtement et le corps. Pour Solace London, son regard saisit une féminité graphique, où les volumes s’imposent sans jamais figer l’allure. Une étude de formes, de présence et de mouvement, à la croisée de la mode et de l’image.
Jolie Madame — L’Express par Bruno Werzinski
Au pied de la tour Eiffel, le Trocadéro devient le décor d’une série mode signée Bruno Werzinski pour L’Express Styles. Entre architecture monumentale et silhouettes affirmées, Paris s’impose comme bien plus qu’un arrière-plan : une présence, une attitude, un langage visuel.
L’art du tailoring : Brendan Freeman pour The Sunday Times
La Working Girl sort de ses conventions. Pour Sunday Times, le photographe Brendan Freeman capture une silhouette de la femme réinventée, entre tailoring affirmé et allure contemporaine. Une série mode qui détourne les codes du bureau pour mieux les remettre en mouvement.
Rachel Comey : l’art de la ligne — Peter Goldman
Moda operandi Spring campaign 2018 - Virginie Lentulus - Peter Goldman
Quiet Noise — Jack Davison pour Vogue Italia
Pour Vogue Italia, le photographe Jack Davison et le styliste britannique Bryan Molloy composent un dialogue visuel entre étrangeté et expérimentation. Entre silhouettes singulières et esthétique décalée, Quiet Noise brouille les frontières entre mode et art, dans une tension aussi subtile que radicale.
L’Officiel Ukraine — Romance en clair-obscur
Tapisseries florales, velours grenat et lumière dorée : sous l’objectif de PJ Lam, la mode prend des allures de tableau vivant. Les silhouettes se déploient dans un décor feutré, entre romantisme suranné et théâtralité, comme les fragments d’un drame intime dont chaque image suspend le récit.
Wales Bonner — Le tailoring comme manifeste culturel
Chez Grace Wales Bonner, le vêtement est un espace de pensée autant qu’une question de coupe. Nourrie par la littérature, l’histoire et les cultures afro-atlantiques, sa vision déplace les codes du vestiaire masculin et redéfinit les contours du luxe contemporain. Une mode savante et sensuelle, où chaque silhouette porte une mémoire, une identité et une vision du monde.
Hyun Mi Nielsen — L’ornement comme armure
Hyun Mi Nielsen Haute Couture Spring Summer 2018 Paris Fashion Week Virginie Lentulus
Schiaparelli — Le rêve païen de la haute couture
Inspirée par l’imaginaire païen d’Elsa Schiaparelli, la collection de Bertrand Guyon mêle motifs organiques et ornements précieux. Défiler pour cette maison historique, c’est entrer dans un héritage où surréalisme et excellence couture se rencontrent.
New York Fashion Week — Six défilés, six écritures de la mode
Simon Miller, Collina Strada, Assembly New York, Denibi Barcelona, Naersi, Franco Lacosta. Six défilés, six signatures, une Fashion Week vécue de l’intérieur. Du vêtement au podium, ces images racontent une saison new-yorkaise à travers le corps, le casting et les visions singulières de designers venus d’horizons différents.
Cosmopolitan — Benni Valsson, l’œil du cinéma
De David Lynch à Björk, Benni Valsson a photographié certaines des figures les plus marquantes du cinéma et de la musique. Portraitiste reconnu pour son regard à la fois sensible et incisif, il déplace ici son œil vers la mode pour Cosmopolitan France, entre instinct du portrait, attitude et spontanéité.
Schön Magazine — HER : le vestiaire sans compromis
Du cuir, des volumes XXL, une féminité qui refuse de rentrer dans le rang. Pour Schön Magazine, Ludivine Jasmin joue sur les frictions entre streetwear et sensualité, entre attitude brute et sophistication. HER n’adoucit rien : le style s’impose.
In the Wood — Olga Vlady, l’instinct du portrait
Un regard qui accroche et ne lâche rien. Avec son œil de portraitiste, Olga Vlady capte une présence brute, presque magnétique, au milieu des bois parisiens. Imprimés floraux, pastels acides et décor sauvage : ici, c’est le regard qui donne le ton.
Anne Sofie Madsen — Le romantisme en rupture, par Julien Boudet
Plumes blanches, découpes franches et volumes indociles : chez Anne Sofie Madsen, le romantisme n’a rien de sage. Sous l’objectif de Julien Boudet, dont le regard sur la culture street style s’est imposé dans la mode, la créatrice danoise révèle une féminité trouble, entre délicatesse et insolence. Une rencontre entre deux écritures visuelles, loin des conventions du joli.
Adidas Originals — by VICE
Les trois bandes blanches, du cuir, du rouge : l’intemporalité se joue dans le détail. Pour Material Girl Magazine by VICE, Marius Knieling capture l’essence sportswear d’Adidas Originals, tandis que Stephan Mühlau en prolonge l’énergie à travers l’image en mouvement. Textures, accessoires, détails graphiques : une esthétique où rien n’est laissé au hasard.